Erios... L'archipel aux climats variés a beau avoir l'air paradisiaque au premier coup d'oeil, la vérité est toute autre... tout n'est pas rose sous les cocotiers !
 
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Wynn Disease Saster ~ The Wild Child

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Hey, regarde !
Wynn D. Saster vient d'apparaître ! Balance les Pokéballs !



PROFILMessages : 27
Date d'inscription : 21/04/2016
Age : 21
RPGHey ! Moi c'est Wynn D. Saster et ici, je vais te parler un peu de
Mon personnage
Classe: Aucune
Equipe:


Pokémon Sylphium


MessageSujet: Wynn Disease Saster ~ The Wild Child Ven 22 Avr - 3:13


   
D. SASTER - WYNN

   

   


   

   
COMMENT ? MWA ?

   

   ♠Prénom/Pseudo : Myu.
   ♠Age : 20 balais
   ♠Fille ou garçon ? : ♀
   ♠Passions : Grosso-modo, l'écriture, les mangas et l'heroic fantasy
   ♠Comment as-tu découvert le forum ? : Par Stan Scerier que je connaissais depuis à peu près une heure. 8D
   ♠Autres : Je suis une chieuse. Non, vraiment. Vous verrez.
   ♠Code du règlement :


   
THE WILD CHILD

   

   ♠Prénom : Wynn, se surnommant parfois « Disease ». D'où le D.
   ♠Nom : Elle le connaît pas. Alors elle s'est donné celui de Saster (zasteur). Parce que ça va bien avec le D de Disease. D. Saster. Disaster. Voilà.
...
   ♠Sexe : ♀
   ♠Age : Née en -18, donc... 18 ans. Quel calcul phénoménal.
   ♠Groupe 1 : Autres. C'est une vagabonde.
   ♠Groupe 2 : Aucun
   ♠Classe : Aucune
   ♠Région d'origine : Erios – Île du Nord (Boréalis)
   ♠Nom du personnage sur l'avatar : Lacie Baskerville (Pandora Hearts). Pour la signa, j'en ai aucune idée...

... & HER BROTHER ~

   

   ♠Pokémon unique : Absol ♂, © Chanceux, niveau 40 si possible.
   
   


   
MENTAL

   

/!\ Je vous conseille de ne pas lire tout de suite les descriptions, mentales ou physiques, si vous ne voulez pas vous spoil l'essentiel de l'histoire.

Disease a connu une véritable palette d'émotions, de ressentis, de façons d'être. A l'aube de sa vie, couvée par l'amour de sa mère et de son père, elle était très éveillée. Ses grands yeux, voleurs de la couleur du soleil agonisant, s'émerveillaient de tout et de n'importe quoi. Surtout de la neige, pourtant omniprésente sur l'île du nord. Avant même de savoir parler, ses prunelles et ses sourires s'exprimaient déjà avec intelligence. Enfant très calme, elle enchantait et comblait de bonheur ses parents.

Néanmoins, la vie décida de lui forger un autre caractère. De la sculpter différemment, comme le vent sculpte les congères. Tout pédopsychiatre vous dira qu'il est néfaste pour un enfant d'évoluer loin de tout contact humain. Le bourrage de crâne - ou la sociabilisation, question de point de vue – par les pairs est essentiel au façonnement de l'être. Et pourtant... C'est un tout autre contact qui a vu grandir la petite orpheline. Acquérant les réflexes instinctifs et sauvages de sa famille d'adoption, ainsi que les bases de leur langage signalétique, elle s'est forgé une personnalité radicalement différente du commun des êtres humains. Farouche, impulsive, territoriale même, les concepts basiques de son espèce lui sont totalement étrangers. L'idée même du danger lui paraît confuse, et ne parlons pas des notions du bien et du mal.

Et pourtant... impossible de renier ses origines. Elle a toujours conservé sa curiosité insatiable, une joie de vivre certaine et un tempérament joueur - voire farceur - excessivement développé. Un goût prononcé pour le voyage et l'aventure la suivra également comme son ombre, certainement hérité de ses parents. Cette attirance pour l'inconnu la tiraillera longtemps, mais sa fidélité et son attachement envers sa véritable famille était plus forte que tout. Même sans griffe, ni corne, ni croc, elle faisait face au moindre indésirable empiétant sur leur territoire, à l'instar de ses frères et de sa mère. Ainsi, elle apprit à se battre très tôt, quoique de façon cocasse pour tout être civilisé.

Puis elle grandit, n'ayant de cesse de jouer et de tout partager avec ses frères. L'appel de la découverte, devenu irrésistible, finit par les atteindre eux aussi. S'éloignant toujours plus loin et plus longtemps de leur territoire, parcourant de nouveaux plateaux, de nouvelles forêts, de nouvelles vallées, ils tombèrent sur des traces d'activité humaine. En voyant les installations minières, Wynn eut un drôle de sentiment ; trop flou pour être du déjà-vu, mais trop concret pour être purement l'expression de son imagination débordante. Elle supplia ses frères de les explorer malgré le danger perçu par leur instinct commun, à tous les trois. Après longues hésitations, les pokémon cédèrent.



Après les évènements qui s'ensuivirent, l'adolescente ne fut plus jamais la même. L'esprit gangrené par sa lutte contre le Sylphium, elle avait oublié le bonheur, le rire et les jeux. Les sourires, humains ou pokémon, lui parvenaient ternis et mensongers, empreints de tromperie et d'impureté. La neige lui paraissait fade, tout comme les rayons du soleil ou la limpidité du ciel. Le sien avait viré à l'orage, derrière ses prunelles devenues vaironnes et salies par la vision de la mort.
Méfiance, tristesse et solitude avaient remplacé les émotions dorées dont elle irradiait auparavant. Son impulsivité avait évolué en un naturel colérique quasi-constant. Toujours à fleur de peau, violente et froide, elle se vexait et se battait pour des broutilles au terme desquelles elle s'isolait de longues heures pour contempler le vide et entretenir son jardin de tristesse intérieur.

Cependant, bien que la mélancolie rongeait chaque jour un peu plus son cœur, son frère encaissait ses sautes d'humeur et ses excès de folie ou de colère, suppliant chaque soir Arceus de lui venir en aide pour soigner la balafre hideuse que ce maudit Mal avait laissé dans l'âme de sa sœur. Il prit même la décision de partir avec elle à l'encontre des siens, souhaitant désespérément trouver une solution pour l'apaiser.

Peu à peu, bien que le labeur semblait aussi éternel que les neiges de Kamap, son amour et sa patience portaient doucement leurs fruits. Wynn se calmait, sa rancœur perpétuelle s'estompait comme un ouragan fatigué.

Si aujourd'hui encore elle conserve une froideur digne de ses terres natales, une loquacité à concurrencer les pics de la montagne et de ponctuelles pertes de contrôle, l'enfant sauvage parvient à conserver une certaine stabilité grâce à son frère. Méfiante et ignorant totalement les fondements de la société humaine, connaissant à peine la langue de ses semblables, elle peut avoir des réactions irréfléchies, imprévisibles et illogiques. Courageuse voire téméraire, il peut pourtant lui arriver de fuir une situation si son instinct lui souffle que celle-ci va s'envenimer. Par ailleurs, ayant toujours vécu dans de très grands espaces sans entrave aucune, elle est ivre de liberté. C'est ainsi que, par extrapolation, elle a une peur bleue des cages, des chaînes, et de tout ce qui s'y apparente.

Si vous la croisez, elle n'est pas foncièrement méchante, mais méfiez-vous tout de même : c'est une marginale plus Absol qu'humaine qui ignore tout des principes fondamentaux de chacun, ou des règles en vigueur dans une société. Le droit ? Elle le prend. Aussi, elle peut potentiellement se montrer dangereuse.


   
HISTOIRE

   

Retrace I – Peaceful corner


22 Août -19.

Kanaloa.
La nouvelle utopie bravant le froid polaire, abritant le soleil souterrain qui nous a attirés ici.
En effet, l'exploitation du Sylphium bat son plein, en pleine explosion ces derniers mois. En tant que mineur, mon mari gagnera bien assez pour nous permettre la vie tranquille à laquelle on aspire dans ce petit coin de paradis gelé. C'est la première raison pour laquelle on est venus ici.
Et la deuxième, c'est parce qu'on adore l'exploration. Une île venant d'être découverte, ça fait rêver ! Il fallait qu'on y aménage pour en percer tous les mystères, à notre rythme.
Aménager ici. A Kanaloa...
La ville tout juste bâtie s'étend à la vitesse d'un Arcanin, et mon mari et moi comptons bien apporter notre pierre à l'édifice.
Mon mari, moi, et le petit trésor que je porte sous le nombril.


28 Novembre -19.

Les travaux sont enfin terminés. Ils ont été plus longs que prévu, car nous avons finalement décidé de bâtir notre maison un peu à l'écart de Kanaloa, et qu'Alexandre partageait ses journées entre son travail à la mine et la construction pierre après pierre de notre petit nid douillet. Il est épuisé, bien qu'Alakazam et Gallame l'aient aidé de leur mieux tout au long de son labeur. Même les amis qui nous hébergeaient le temps des travaux l'ont trouvé vraiment fatigué. Quand je lui ai conseillé de prendre quelques jours de vacances pour récupérer, après la soirée pour fêter la fin des travaux, il m'a pourtant assuré que tout allait bien et qu'il ne fallait pas que je me fasse de souci.

Alexandre : Ce n'est pas bon pour notre enfant, que tu t'inquiètes. Et il n'y a pas de raison.

Xénia : Promets-moi que tu prendras très vite du repos.

Alexandre : Je te le jure.

Il m'a souri, s'est installé à côté de moi sur notre divan tout neuf en face de la cheminée, et a effleuré mon ventre arrondi du bout des doigts. Exactement comme dans nos rêves.

Alexandre : Alakazam est sûr de lui. Ce sera une fille.

Xénia : Yuki alors, comme on avait dit ?

Alexandre : Yuki. Elle le portera à merveille.

Et il m'a embrassée. Exactement comme dans nos rêves.
Pourtant, tandis qu'il part se reposer, le goût métallique qui traîne dans ma bouche me laisse perplexe.



12 Décembre -19.

Je me sens lourd et de plus en plus fatigué. Le travail me pèse et me paraît plus difficile chaque jour. C'est bien plus compliqué que ce que je pensais, et tous mes collèges sont d'accord avec moi. A ce rythme, on va organiser une grève pour demander une augmentation de salaires, ou davantage de jours de congés. Travailler dans ces conditions est épuisant, et le froid extérieur n'arrange rien. De plus en plus de mineurs se mettent en maladie, mais je ne peux pas me le permettre.
Xénia ne doit pas s'inquiéter, surtout pas. Yuki est prévue pour le mois prochain, et il faut que tout se passe pour le mieux.
Tout se passera pour le mieux...



18 Janvier -18.

Ma petite chérie est née hier, dans la nuit, à la maison avec l'aide du Nanméouïe de Xénia comme elle le souhaitait. Tout s'est bien passé, notre enfant est aussi belle que sa mère et en parfaite santé malgré ses étonnants yeux rouges. Tant mieux, car mon adorée n'aime pas vraiment les hôpitaux, ni les maternités. D'ailleurs, en parlant d'hôpitaux, celui de Kanaloa se remplit de façon inquiétante ces derniers temps. Il y a quelque chose qui cloche, tout le monde le sent mais personne ne sait quoi. Les rumeurs enflent, plus ou moins farfelues, allant de la simple atmosphère de cette île nouvelle au courroux d'un pokémon légendaire inconnu dérangé de son habitat jusqu'alors vierge de trace humaines.

Pour ma part ça m'est égal, la cause de tout ça. Mais si ça continue, je vais demander à ma femme de déménager, et j'ai peur qu'elle le prenne mal... Elle ne comprendrait pas pourquoi je veux rompre notre rêve commun simplement à cause d'un danger peut-être illusoire. Mais je veux la protéger, elle et Yuki.
Elle ne peut pas le comprendre, mais moi si.
Mon état se dégrade. Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais je sais que je m'affaiblis, et je ne pourrai bientôt plus le lui cacher.



4 Juillet -18.

Alexandre est alité depuis deux mois maintenant. Les médecins pensent qu'il lui reste moins d'une semaine. Il dit ne pas pouvoir bouger, et que parler lui coûte. Même la nourriture liquide devient difficile à avaler pour lui, et son teint est devenu jaune. Son cas n'est pas isolé, des dizaines de morts ont déjà été répertoriées. Les chercheurs disent qu'il s'agit d'une maladie du foie, qui est si dangereuse car nos organismes n'ont jamais rencontré ce virus propre à l'île et n'ont donc aucun moyen de défense.
Je ne sais pas quoi en penser et je m'en fiche. Cette chose horrible, peu importe ce qu'elle est, est en train de m'arracher mon mari. Ce qui me fait tenir, c'est Yuki. Elle est adorable, curieuse et sage comme une image. Alexandre m'a promis de prendre bien soin d'elle...



31 Juillet -18.

Il a dépassé toutes les espérances des médecins mais c'est terminé. L'enterrement vient d'avoir lieu sous un ciel limpide et un magnifique soleil qui semble me narguer. Il n'a pas le droit de se montrer un jour si noir. IL N'A PAS LE DROIT !

J'attends de rentrer à la maison où Yuki dort toujours paisiblement pour m'effondrer.
Les larmes d'ambre qui coulent sur mes joues ne me choquent même pas, tant la tristesse m'aveugle.



***


Avis de décès parvenu dans la rubrique nécrologique du journal local « l'Espoir de Demain » du 23 Novembre -17

Madame Xénia Kalard
Décès survenu dans la nuit du 22 Novembre à l'hôpital de Kanaloa, à l'âge de 26 ans, des suites du Mal d'Ambre, après une hospitalisation de plusieurs mois.

Sa Nanméouïe a été confiée à l'éleveur Rachid Dremm, son ami, rejoignant l'Alakazam et le Gallame de son mari.

L'inhumation aura lieu au cimetière de Kanaloa le 28 Novembre à 10 heures.





Retrace II – Into the wild


Alexandre et Xénia sont morts.
Il s'agissait de gens discrets, si discrets qu'ils avaient peu d'amis.
Qui eux aussi ont succombé face au fléau du Sylphium.
Le Mal avait rendu Xénia muette avant qu'elle se fasse hospitaliser, ses cordes vocales s'étant déjà fondues dans le métal.
Elle n'a pas pu les empêcher de l'emporter. Elle n'a pas pu crier pour les prévenir, ni pleurer pour les interpeller.

Sans le savoir, les secouristes oubliaient Yuki endormie dans la chaumière au milieu des bois. Et personne d'autre que sa mère ne se souvenait de son existence.

***

Les petits ont faim. Les petits ont faim. Rien à chasser. Partir plus loin.
Méfiance. Humains.

Voilà ce que se disait une jeune mère Absol en s'approchant de la petite chaumière abandonnée des Kalard. L'hiver était rude cette année, et elle n'avait jamais dû s'éloigner autant de son territoire pour trouver de quoi nourrir ses petits.
Du moins, plus depuis qu'elle l'avait fait avec son compagnon, une fois.
Ils avaient rencontré un humain qui les avait aussitôt affrontés. Elle avait fui après un échange de regards avec son partenaire.
Sauf qu'il n'était jamais revenu.

Elle avait mis beaucoup de temps à s'en remettre. Il avait été le seul à l'avoir acceptée malgré sa différence, malgré ses attributs rouges et ses yeux d'émeraude. Malgré la brillance que son pelage dégageait parfois. Tout ce qu'il lui avait laissé, c'était une portée de deux enfants de presque un an désormais, qu'elle chérissait comme la lune chérit la nuit.
Et en l'occurrence, ils avaient faim. S'ils pouvaient chasser sur le territoire, elle les avait interdits d'en sortir, mais aucune proie ne foulait leur domaine depuis plusieurs jours. Alors elle était arrivée jusqu'ici.

Ça puait l'humain à plein nez, mais elle n'avait pas le choix. Elle savait qu'ils gardaient toujours pour eux plus de nourriture que nécessaire.
Elle s'approche de la maisonnette de bois, ses traces s'enfonçant dans la couche de neige épaisse sans produire le moindre son. Ainsi, elle n'eut aucun mal à entendre les pleurs au travers du mur. Un petit être gémissait à l'intérieur. Un humain, certainement. Ce qui était étrange, c'est que ses appels n'arrêtaient jamais, sans qu'aucun autre bruit ne vienne y faire écho. Où était sa famille ? Il était seul ?

L'Absol hésite, avant de finalement se résoudre à crocheter la serrure du bout de sa corne pour entrer.
Seules des odeurs de nourriture trop anciennes pour appartenir à quelque chose d'encore mangeable s'élevaient dans la pièce.
En effet, l'être était seul. La maison était vide de vie, à part dans cette pièce au fond d'où venaient les cris. A pas lent, l'Absol s'y rend, constatant avec stupeur que cet humain était petit.
Vraiment petit.
Trop petit pour se débrouiller seul, c'est certain. Elle approche la tête pour le renifler, et constate qu'il sent encore le lait. Depuis combien de temps il est là ? Est-ce qu'il a de quoi manger ? Un flash lui rappelle ses propres enfants et le pokémon secoue la tête. Cet humain est condamné, il est trop jeune pour survivre. Il contentera très bien l'estomac de ses petits.

Au moment où elle pose les pattes sur le lit, elle se rend compte que les pleurs ont cessé depuis que l'enfant l'a entendue. Et qu'il la dévisage de ses immenses yeux rouges.
Les mêmes que ceux de ses fils.
Finalement, il éclate de rire et tend ses mains vers elle. Pétrifiée de stupeur, l'Absol le regarde poser ses doigts minuscules sur sa patte et la serrer avec douceur.
Cet humain a sans doute l'âge de ses protégés.
Et il va bientôt mourir de faim ou de froid.
Avec un grognement de dépit, la jeune mère attrape avec douceur le petit être par le haut de son vêtement, entre ses dents, et quitte les lieux.
Sur le chemin du retour, elle tombe sur un Cadoizo qui fera l'affaire...


***

Yuki s'écrase dans la neige en éclatant de rire, les pattes puissantes de son frère la plaquant au sol.
Voilà 4 ans qu'elle a été trouvée par l'Absol shiney, ce qui lui en fait à peu près 6 désormais. Cette année-là, celle de son arrivée, l'hiver fut assez clément pour que les membres de sa nouvelle famille puissent la nourrir elle aussi. Mais si elle est désormais moins vulnérable et qu'elle joue avec ses frères, elle est pathétique à la chasse... Sa mère adoptive ressent confusément que pour son espèce, elle est encore bien trop jeune pour y arriver – surtout sans griffes ni crocs, comment diable font les humains pour manger ? Alors elle ne l'en blâme pas, mais espère qu'elle sera vite capable de se nourrir seule.

Assise en retrait, elle regarde ses trois enfants jouer gentiment dans la poudreuse. Elle s'était rendue récemment dans une ancienne ville humaine qu'elle avait découverte, assez loin d'ici. Les odeurs d'activité devenaient anciennes, et elle avait récupéré des tas de tissus pour sa fille. L'humaine n'avait pas de poil, alors elle grelottait souvent avant que sa mère prenne cette décision dont elle était plutôt satisfaite. Aussi, maintenant, la petite humaine nageait dans un épais drap bien trop grand pour elle, mais au moins elle n'avait pas froid...

Elle ne cessait de piailler en se jetant sur ses frères dans un joyeux mélange de poils, de pieds, de cornes et de doigts. Elle répétait sans arrêt « Ouine ! Ouine ! Ouine ! » que ses frangins essayaient maladroitement de répéter. Etait-ce ce qui lui restait de sa langue maternelle ou tous les humains disaient ça ? C'était assez amusant, mais aussi paradoxal. Leur langage commun, plutôt basé sur les regards, les perceptions et les postures plus que sur les sons, avait été assimilé très vite par la petite. Et pourtant, ce qu'elle pouvait être bruyante quand elle jouait ! La femelle Absol sourit intérieurement en l'observant, les yeux émerveillés de « Ouine » la ravissant autant que n'importe quelle mère qui voit sa fille heureuse.


***

« Wynn, viens voir ! »

Voilà comment Wynn, âgée d'une dizaine d'années, percevait le petit jappement aigu de son frère accompagné d'un regard appuyé et d'un mouvement caractéristique de la tête. Elle s'approche à quatre pattes, déplacement qu'elle avait adopté en priorité depuis qu'elle avait intégré sa famille d'adoption, bien qu'elle ait appris à marcher peu avant la disparition de sa mère. Rejoignant ses deux frères derrière une dune de neige, elle jette un coup d’œil en contrebas.
Ils ne s'étaient jamais aventurés aussi loin, mais ils adoraient découvrir toujours plus de choses. Surtout Wynn. Et en voyant la ville abandonnée de Kanaloa au bas de la colline, elle ouvre de grands yeux. Toujours dans leur langage commun, elle piaffe :


Wynn : Je veux y aller ! Je veux y aller !

Le plus petit de ses frères – dont le nom n'est pas vraiment traduisible, puisqu'ils se reconnaissent par le biais d'odeurs et de gestes – s'ébroue.

« Je pense pas que ce soit une bonne idée. Ça ressemble pas à la forêt ni à la montagne. »

Le second lève la tête avant de lancer un regard derrière eux, puis murmure :

« Et on doit ramener à manger pour maman. »

Wynn lance un regard déçu aux constructions qui lui donnent l'air d'être magiques.

Wynn : Ça ne prendra pas longtemps.

Sans attendre la réponse de ses frères et sous leur regard à mi-chemin entre la surprise et l'exaspération, elle s'élance dans la descente en éclatant de rire. Les deux Absol la suivent, inquiets à l'idée de laisser seule leur sœur pour eux si fragile, et ils se retrouvent en moins d'une minute au bas de la pente.
Tandis que le plus imposant des Absol regarde la colline en se demandant comment ils allaient bien pouvoir faire pour remonter, l'enfant sauvage s'approche en silence des premières constructions. Le vent soufflait fort dans la ville construite sur un plateau exposé, jouant un air inquiétant entre les vieux volets dévorés par la moisissure. Elle fixe d'un air intrigué un rideau déchiré suivre les rafales à l'entrée d'une maison sans éprouver la moindre angoisse, mais celui de ses frères qui l'avait suivie se colle à elle et frotte doucement sa tête contre son épaule.


« J'ai peur. »

Wynn le regarde sans savoir quoi répondre, mais le cri d'alerte de leur frère lui en ôte de toute façon l'opportunité.
D'un même mouvement, le petit Absol et elle font volte-face, pour voir leur frère figé... fixant un Téraclope. Le spectre remuait ses mains de façon mécanique, captivant totalement l'attention de sa proie. Avec un sifflement menaçant, la jeune fille se jette sur lui, tentant désespérément de le mordre et de le griffer... avant de s'écraser dans la neige quand il se volatilise. Son frère hypnotisé s'ébroue et vient lui donner un coup de tête pour l'aider à se relever, accompagné d'un regard reconnaissant. Le Téraclope reparaît à bonne distance d'eux, préparant une Ball'Ombre, mais le plus petit des deux Absol se place en travers de l'attaque et fond sur leur adversaire, le frappant d'un vif Coup Bas avant d'encaisser la boule d'ombre qui le repousse sur un peu plus d'un mètre. Son frère le rejoint tandis que Wynn bondit à nouveau sur le pokémon Spectre, dans un grondement terrifiant. Avant qu'il puisse à nouveau disparaître, elle enfonce profondément ses dents dans ce qui semble être sa nuque, comme elle a maintes fois vu ses frères le faire. Peut-on tuer un fantôme... ? Il semblerait que oui, car le Téraclope se fige avant de s'effondrer... L'humaine saute sur ses pieds et rejoint les deux Absol, avant de porter un regard inquiet sur celui qui a encaissé l'attaque.


Wynn : Ça va... ?

Le Absol hoche doucement la tête en se relevant. L'attaque ne l'avait visiblement pas blessé tant que ça, alors sa sœur se fend d'un sourire en sautillant sur place et pointe du doigt le Téraclope terrassé.

Wynn : Je l'ai eu ! Je l'ai eu ! Ma première proie !

Son frère le plus petit lui offre un coup de corne taquin en grondant gentiment.

« J'ai fait tout le boulot. »

Wynn glousse en mordillant sa joue d'un air amusé et se redresse sur ses pieds pour tirer sa proie par les siens.

Wynn : Ça se mange, vous pensez ?

Les Absol se regardent d'un drôle d'air.

« On verra bien... »

***

Il semblerait que les Téraclope ne se mangent pas vraiment.
De retour à la tanière, dans le flanc de la falaise surplombant leur terrain de chasse principal, ils s'étaient rendus compte que le corps du Spectre était creux.
Totalement creux.
Wynn, dépitée, boudait dans son coin, déçue que sa première proie soit si peu nourrissante pour leur mère. En effet, celle-ci ne parvenait plus à chasser, le poids de l'âge la condamnant à rester à l'abri du froid et de l'effort dans leur caverne protégée du vent. Ses trois enfants redoutaient sa mort, mais savaient qu'ils ne pouvaient pas lutter contre la volonté du Temps. Aussi se contentaient-ils de profiter de sa présence et de lui offrir une fin de vie la plus confortable possible.


Quelques mois plus tard, alors que la période estivale en Boréalis se caractérisait par un temps plus clément et un air plus doux, la matriarche de leur petite meute avait décidé de descendre dans la forêt. Elle avait avancé l'envie de voyager au travers de leur territoire une dernière fois avant qu'Arceus ne décide de la rappeler à lui, et ses enfants n'avaient pas protesté. Ils lui avaient même proposé de la laisser se promener seule, mais elle souhaitait leur montrer quelque chose.

Après une bonne heure de marche, ils arrivent au pied de ce qui fut apparemment une bâtisse humaine. Les rondins de bois, très entamés par la neige, le froid et les mousses, étaient craquelés et traversés par de longues fissures. Quelques herbes vivaces perçaient la couche de neige amoindrie par la chaleur relative de la saison douce aux coins de la chaumière abandonnée, et la porte était sortie de ses gonds supérieurs. Le toit éventré abritait apparemment le nid de quelques Cornèbre et autres Roucool, mais la maison était toujours debout.
Wynn fronce légèrement les sourcils et hume l'air. Bien que son odorat soit plus développé par son mode de vie que le commun de ses semblables, plus aucune odeur humaine n'était perceptible. Ni pour elle, ni pour sa famille. Elle tourne la tête vers sa mère qui lui adresse un signe de tête confiant et un sourire à sa manière, puis entre, debout sur ses jambes.

L'intérieur de la maison était dévasté par le temps et les pokémon sauvages. Des plats et des assiettes brisés se trouvaient ça et là, ainsi que des livres mités. Un Mimigal sur sa toile se tourne vers elle, mais l'humaine ne le voit pas. Elle attrape un livre au hasard et le soulève, libérant un carré de papier glacé prisonnier depuis des années de ces pages. Wynn regarde les caractères inscrits sur le livre d'un air perplexe sans y trouver d'images, puis le laisse tomber sans le moindre soin et récupère le papier qui s'en est échappé.
Lui, par contre, est porteur d'une image. Une belle image, bien qu'elle soit rongée par le temps et les intempéries.
La photo, jaunie et déchirée, montre un couple humain au regard pétillant de joie et de soif d'aventure. La femme porte un bébé aux yeux rouges dans les bras, qui la fixe d'un air serein.

Wynn, un instant déconcertée, pousse une exclamation qui attire ses frères, curieux. Elle pointe du doigt le bébé, puis son propre visage, et le plus grand des Absol penche la tête de côté.


« C'est un humain. C'est toi. Maman a dit qu'elle t'avait trouvée ici, toute petite. »

Le plus petit renifle la photo.

« Ça sent pas Wynn. »

« C'est bizarre, mais c'est elle. C'est humain, c'est petit et ce sont ses yeux. »

La jeune fille regarde la photo, hébétée. Finalement, elle hausse les épaules et la jette.

Wynn : Je leur ressemble pas. Je vous ressemble à vous !

Les Absol remuent la queue avec approbation et tous trois fouillent la maison avec curiosité, toujours aussi intéressés par cet étrange endroit où leur sœur aurait vécu après sa naissance malgré sa déclaration.

***

Dehors, devant la chaumière, leur mère s'est allongée et regarde les étoiles s'allumer une à une dans le ciel, se reflétant dans ses émeraudes. A mesure que le crépuscule lui offre son manteau, elle se glisse dans le sommeil éternel, la neige pour linceul.



Retrace III – Amber & Disease


3 ans se sont écoulés depuis que leur mère a embrassé la mort. Wynn grandit toujours et se transforme, tandis que ses deux frères ont atteint leur taille adulte. Le plus grand la dépasse d'une tête, tandis que le plus petit lui arrive au menton. Ils vivent paisiblement tous les trois, mais ont quitté leur territoire à la disparition de leur mère pour vivre en nomade dans les forêts, entre les pics des montagnes ou traversant le plateau glacé de Poliahu. Leur sœur a transmis aux deux Absol sa soif d'aventures débordante, et ils s'émerveillent de chaque nouveau paysage qu'ils découvrent.
Ils se sont émerveillés sur les forêts de pins givrés qui brillent de mille feux au lever du soleil.
Ils se sont émerveillés sur les grands lacs gelés qui grêlent les plaines.
Ils se sont émerveillés de la traversée du plateau infini, pas si infini que ça.
Ils se sont émerveillés des pics fabuleux de Kamap, défiant le ciel en crevant ses nuages.

Aujourd'hui, ils s'émerveillent de la plaie creusée par les humains dans la montagne, et maladroitement soignée par ces mêmes créatures à l'aide de corps d'arbres aplatis et de rochers.
Ils s'émerveillent et se méfient.


« Ça sent mauvais. »

C'est le plus petit des frères de Wynn qui s'était exprimé, la truffe relevée et la gueule entrouverte pour capter davantage d'odeurs. Sous la touffe de fourrure encadrant sa tête, le second plaque ses oreilles vers l'arrière.

« Oui. Danger. Allons-nous-en. »

Tandis que les pokémon tournent les talons, l'humaine reste immobile, fixant l'entrée condamnée avec une telle intensité qu'elle avait l'impression que sa noirceur était en train de l'aspirer. Son frère plus grand qu'elle tourne la tête vers elle.

« Viens ? »

Wynn se tourne vers eux et leur adresse un regard implorant.


Wynn : Je veux y aller. S'il vous plaît !

Les Absol se regardent et le grand s'assoit.

« C'est dangereux. Ça sent pas bon et la montagne nous dit de partir. »


L'adolescente s'allonge doucement dans la neige et de roule sur le dos en les regardant.

Wynn : On est forts. On sait se défendre. Et c'est important, c'est fait par les humains ! Je dois voir !

Ses frères hésitent, alors elle ajoute :

Wynn : On peut s'y glisser et on a jamais vu une grotte humaine. Ça vous intrigue pas ?

Le plus frêle regarde ses pattes avant, et le second finit par soupirer. Il vient lécher la joue de sa sœur qui se redresse et s'ébroue.

« Pas longtemps... »

Wynn glapit de joie et lui saute dessus, se hissant sur son dos en éclatant de rire. Vaincu par l'enthousiasme de sa sœur, il sourit et fonce vers la mine désertée, suivi par son frère.

***

Ils n'ont aucun mal à se glisser entre les planches et les rochers barrant peu efficacement l'entrée de la mine. A l'intérieur, un peu en profondeur, il faisait bon, la chaleur émise par les activités passées des humains et celle de la montagne étant restée piégée dans les galeries. Wynn s'émerveille du toucher des parois de terre et de pierres dans l'obscurité, ouvrant la voie à ses frères qui restent en retrait. Ils ont beau ne pas être rassurés, le lieu les intriguait autant que leur sœur, qui finit par s'exclamer devant eux :

Wynn : Une salle !

Effectivement, elle venait de déboucher sur une grande salle, et ses frères se campent à ses côtés. La lumière était quasi-nulle, pourtant ils parvenaient à distinguer des gisements à l'aspect dorés un peu partout.

Wynn : C'est beau.

Elle s'approche pour essayer de retirer un morceau de pierre tandis que ses frères reniflent les cristaux, plus ambrés que dorés. Le petit Absol remue nerveusement la queue.

« C'est joli, mais on peut revenir une autre fois ? »

Wynn : On vient d'arriver...


Le grand Absol relève la tête en regardant la galerie par laquelle ils viennent d'arriver.

« Oui mais ça sent l'humain... Maman disait de se méfier des humains. »


Devant l'insistance et l'inquiétude de ses frères, Wynn soupire.

Wynn : D'accord, une autre fois.

Ils remontent la galerie en laissant l'étrange minerai derrière eux.


***

Durant les jours qui suivent, Wynn ne cesse de parler de cette mine et de penser à ces magnifiques cristaux ambrés, jusqu'à en rêver. Il était pour elle intolérable de laisser cette grotte inexplorée.
Elle finit par convaincre ses frères d'y retourner le mois suivant.
Une fois, deux fois, cinq, dix.
Ils finirent par penser que le danger était inexistant et Wynn organisa des expéditions sur plusieurs jours, emportant dans un sac de fortune fait dans son drap des baies Oran, Nanone et Charti.

C'est lors de l'une de ces expéditions que l'évident se produit. Alors qu'ils jouent dans l'une des salles de la mine, le grand Absol feule.


« Des humains arrivent ! »

Wynn perçoit également les pas approcher, ainsi que les voix. Elle tourne vivement la tête vers une galerie qu'ils n'avaient pas exploré et la désigne.

Wynn : Vite ! Là !

La petite famille se rue dans la galerie et court à l'aveuglette, de peur que les humains ne les surprennent. Le cœur battant la chamade, ils ne s'arrêtent qu'une bonne dizaine de minutes plus tard dans une salle totalement noire.

Wynn : Je crois que c'est bon...

« On est où... ? »

Le petit Absol tourne en rond en reniflant les rochers. Wynn vient l'enlacer.

Wynn : On attend un peu qu'il partent et on remonte, d'accord ?

Ses frères approuvent et ils attendent le départ des humains dans le noir, serrés les uns contre les autres, le lourd silence ponctué par les exploitations illégales qui résonnent dans les galeries.

***

« On est perdus, pas vrai ? »

Le petit Absol, marchant tout contre sa sœur, gémit de dépit. Ils tournaient en rond depuis plusieurs heures, leurs odeurs se mélangeaient dans tous les chemins et ils ne parvenaient pas à trouver la sortie.

Wynn : Mais non, je suis sûre qu'on n'est plus très loin.

Elle presse sa joue contre celle de son frère, mais celui-ci n'est pas dupe. Il a bien senti le souffle de l'humaine accélérer, les battements de son cœur s'amplifier, et le stress tendre ses muscles. Pourtant, sa tentative pour le rassurer lui fait du bien et il se calme, rassuré d'avoir son frère et sa sœur auprès de lui.
Une petite heure plus tard, cette dernière pousse un cri en tombant dans un creux qu'elle n'avait pas vu dans l'obscurité. Elle pose sa main sur son genou en grimaçant et le petit Absol ouvre de grands yeux.


« Tu saignes ! »

Il s'approche aussitôt pour lécher la plaie avant de secouer vivement la tête.

« C'est pas du sang... »

Wynn : Quoi... ?

« C'est pas du sang. »

Wynn : C'est quoi alors ?

Leur frère s'approche et renifle la plaie. Ses yeux se plissent.

« Ça sent comme les pierres ambrées et ça a la même couleur... Je crois. »

L'Absol le plus petit se roule en boule et se met à geindre.

« Je veux sortir de cet endroit ! »

Wynn le regarde et baisse la tête en le serrant contre elle.

Wynn : On va sortir... C'est promis...

***

Les jours passent puis les semaines. Leurs provisions arrivent finalement à leur terme bien qu'ils les aient économiser au possible, et leur forces fuient à une vitesse effroyable. Ils finissent par ne plus subsister que grâce à l'eau d'un lac souterrain étrangement trouble et aux maigres racines que le plus robuste des deux Absol parvient à déterrer. Aucune proie potentielle ne vit dans cette maudite mine.
Le second Absol, plus fragile, ne peut plus bouger depuis le matin.
Le souffle rauque et faible, les yeux clos, il semble dormir. Wynn, allongée près de lui, le couve d'un regard effrayé. Son poil est devenu terne et sa base se colore d'orangé, à l'instar de toute sa peau, de sa queue et de sa corne. Son joyau est presque entièrement ambré, lui aussi.
Son frère également commence à prendre la couleur des gisements qui les avaient tant fascinés. Mais il tient le coup, sans doute par miracle, pour son frère et sa sœur. Elle, si elle semble épuisée et peut à peine marcher, a pourtant gardé jusque là une apparence normale.
Que se passe-t'il ? Pourquoi ces transformation ? Est-ce à cause de cet endroit, de ces rochers ? Certainement, puisqu'ils sont de la même couleur.
Le danger était bien réel.
Et Wynn l'avait ignoré.

C'est rongée tant par la culpabilité que par le Sylphium qu'elle ferme les yeux et s'endort, une perle d'ambre naissant sous ses cils.


***

Le lendemain – du moins, à leur réveil, puisque le soleil leur est invisible depuis bien longtemps – Wynn et l'imposant Absol se réveillent.
Pas leur frère.
En rampant vers lui, l'humaine et le pokémon constatent qu'il ne respire plus.

Le cœur de Wynn s'arrête également de battre, un instant. Un instant qui s'étire à l'infini.
Elle a tué son frère.
Sans son insistance, ils auraient oublié cette maudite mine et ils joueraient tous les trois dans la neige ou chasseraient des Otaria dans les lacs gelés.
Elle a tué son frère et a certainement condamné le second.

L'instant suspendu explose, et Wynn rejette la tête en arrière pour hurler à plein poumons.
Son désespoir fait vibrer le Sylphium, la mine. La montagne.
Finalement, le cœur gelé, elle se laisse retomber auprès du corps frêle de son frère. Des larmes d'ambre coulent sur ses joues, s'en détachent et durcissent avant même d'atteindre le sol de la caverne. Les suivantes durcissent sur son visage, et celles qui viennent encore après la font souffrir en quittant ses yeux. Son frère restant se colle à elle et frotte sa joue contre la sienne, la base de sa corne se teintant elle aussi de miel.


« Ce n'est pas ta faute. Je t'aime. »

Mais Wynn n'entend plus que son chagrin. Elle essuie du revers de la main son œil gauche et se laisse happer par les ténèbres.

***



Je suis où ?
Ça y est, j'ai rejoint mon frère ?

Il fait noir. J'ai froid.
Le métal coule dans mes veines, j'ai fini par le comprendre. Cette maladie... Ce sont ces pierres qui l'ont provoquée.
On a froid quand on est mort ?
En entrant dans cette mine la dernière fois, je ne pensais pas que je ne reverrais jamais le soleil.

J'ai condamné mes frères. On ne peut pas guérir de ça. Et on a trop faim, on est trop fatigués.
Arceus m'en a déjà arraché un, combien de temps reste-t'il au second ?
Et moi ? Est-ce que mon temps est écoulé ?

Wynn se recroqueville, au beau milieu de ce non-lieu. Si elle avait pu voir le ciel nocturne, elle aurait constaté que les étoiles y étaient seules ce soir. La lune était partie secrètement danser avec le soleil, leur offrant pour ce soir la nuit.
Mais ici il n'y a ni ciel, ni sol. Juste le néant. Il fait sombre mais pas vraiment.
Pas vraiment car quand il apparaît, elle voit très nettement ses contours fantomatiques.
Son corps découpé dans la nouvelle lune semble fait d'ombres vacillantes, pourtant il est doté d'une longue mèche couleur d'étoile semblable à une épaisse chape de brume. De plus, il porte une étrange forme rouge autour de son cou, qui rappelle à l'Absol humaine une large mâchoire inférieure.
Son œil turquoise est braqué sur elle, et Wynn n'arrive pas à déterminer s'il est menaçant ou non.
Elle n'a jamais vu un tel pokémon. C'est lui qui l'a amenée ici ? Pourquoi ?
Elle aimerait le questionner, mais ses lèvres restent figées.
Finalement... C'est un rire qui s'élève, résonnant effroyablement dans le noir. Elle a peur. Vraiment peur.


Darkrai : Ce que vous pouvez être divertissants, vous autres, les humains.


Wynn voudrait prendre ses jambes à son cou, mais elle est incapable de bouger. Heureusement, le pokémon ne bouge pas, lui non plus, se contentant de la dévisager d'un air amusé.

Darkrai : Ta culpabilité se ressent même ici, dans mon domaine... Où serait-ce ta peur de mourir, jeune fille ?

Le reflet de son frère mort s'allume dans l’œil devenu ambré de l'enfant sauvage, et une larme en coule.
Pas en Sylphium, dans le monde des cauchemars.
Le pokémon Noirtotal semble lire dans son regard comme dans un livre ouvert, scrutant son âme dans ses moindres recoins.


Darkrai : J'en déduis que c'est bien la culpabilité... Comme c'est triste. Ton... « frère », c'est ça ?

La voix cynique de Darkrai se divise en milliers d'échos dans sa tête et Wynn ferme les yeux. Pourtant, elle le voit toujours.
Là, juste devant elle, maintenant.


Darkrai : Tu as peuuuuuur ?

Darkrai se penche et tourne sur lui-même sans cesser de la fixer de son œil unique. Il finit par rire à nouveau, tétanisant plus encore Wynn si cela est possible.

Darkrai : Tu sais quoi, je t'aime bien... Je vais t'aider, toi et ton frère... en échange de quoi, tu me revaudras ça en jour ! Je reviendrai le moment venu...

Le cauchemar commence à s'ébranler et l’œil de Darkrai luit tandis que son ombre s'élargit.
Wynn ne comprend absolument rien à ce qui se passe.


Darkrai : Aussi... Méfie-toi de tes semblables. Surtout de leurs agissements autour de ce bien joli caillou.

Un... énorme fragment de ce monde imaginaire s'écrase à quelques centimètres de Darkrai, qui ne bronche pas. L'être spectral semble tout simplement réfléchir comme si de rien n'était, se demandant s'il n'avait rien oublié.

Darkrai : Ah oui, une dernière chose. Tu aurais quoi qu'il arrive contracté ce Mal... Tes parents te l'ont transmis. Alors j'espère que tu apprécieras à sa juste mesure mon présent...

Le pokémon se fond dans son ombre et sa voix résonne dans la tête de Wynn alors qu'elle ouvre brusquement les yeux.

« A très vite. »

***

Elle pousse un cri en se redressant, les yeux écarquillés. Yeux qu'elle referme très vite, éblouie, et les rouvre doucement pour les habituer à la lumière aveuglante reflétée par le manteau de l'hiver éternel de Boréalis. Toute fatigue envolée, elle regarde autour d'elle.
Elle ne se trouve plus dans la mine, mais dans la forêt qui l'entoure.
Et son frère se trouve près d'elle. Il la fixait, et ses yeux s'illuminent en la voyant se réveiller. Il lui saute dessus et se blottit contre elle en jappant de soulagement.


« Tu es réveillée ! J'ai eu si peur ! »

Wynn sourit et le serre fort contre elle... Avant de pousser un cri d'horreur en voyant les parties de son corps devenues ambrées. Son frère sursaute.

Wynn : Ta corne ! Et... Et ta queue ! Et ton joyau, tes griffes...

L'Absol s'assoit et lui demande de se calmer d'un regard.


« Je sais. Mais je ne me sens plus mal. Et toi ? »

L'humaine inspire profondément avant de souffler un nuage de brume, espérant que son frère disait vrai.

Wynn : Ça va... Mais...

Elle ferme son œil gauche.

Wynn : J'y vois flou de cet œil...

Son frère cligne des yeux et l'entraîne au bord d'un lac gelé. Là, Wynn observe son reflet en silence.
Son œil droit était bien rouge sang, comme il l'avait toujours été.
Mais le gauche avait pris la couleur du Sylphium et semblait légèrement vitreux.
Elle tourne les talons sans faire de commentaire.


Wynn : Bon. Si tu es sûr que tout va bien... Allons-nous-en d'ici. Et ne revenons jamais.
Jamais.


***

Tandis qu'ils s'éloignent des mines et traversent une forêt jusqu'alors inconnue pour eux, ils tombent sur un humain.
Le premier humain que Wynn voyait de ses yeux.
Et pas des moindres.
Il s'agissait d'un homme d'une cinquantaine d'années, à la barbe grise lui bouffant le visage. Et il avait l'air saoul comme un pot, en plus d'être complètement perdu dans cette forêt. En les voyant, elle et Absol, il hurle en les pointant du doigt :


« Disease ! Disease ! »

Et il s'enfuit en courant.
Les humains sont vraiment étranges...



Retrace IV – Frozenheart


Les semaines s'enchaînent, puis les mois.
Les années.
Wynn ne s'est jamais remise de la mort de son frère. Pire, sa culpabilité a creusé une plaie béante dans son cœur, qui aspire tout. C'est elle qui l'avait tué. Ils avaient voulu refuser, mais elle les avait supplié d'explorer cette mine maudite.
Son frère lui répète chaque jour qui passe qu'elle n'y est pour rien, mais elle devient violente même avec lui. Cette balafre l'a complètement changée.


Wynn a 16 ans. Presque 3 ans se sont écoulés depuis la mort de leur frère, et sa nouvelle personnalité a totalement étouffé l'humaine débordante de vie qu'elle fut jadis. Absol et elle ont visité pratiquement toute l'île du nord, les villes exceptées, mais ils se rendent régulièrement à la déchetterie ou près des maisons en bordure de Miyerkules pour récupérer des objets qui leur plaisent.
C'est aussi ici que Wynn s'est procuré des vêtements plus pratiques qu'un drap grossièrement taillé.

Aujourd'hui, alors qu'ils chassent, Wynn s'arrête et s'assoit, le regard dans le vague, comme ça lui arrive plusieurs fois par jour. Absol lui donne un coup de corne affectueux.


« Arrête de te morfondre... »

Mais c'est un brutal revers de la main qui l'accueille, le repoussant méchamment, tandis que sa sœur lui renvoie un regard foudroyant.

Wynn : Ne me donne pas d'ordre !

Elle se lève et tourne les talons. Son frère s'ébroue, ne dit rien et la laisse s'éloigner en silence.
Se contentant de prier pour qu'il cesse un jour de neiger dans son cœur.


***

Wynn, au sommet d'un pic des défenses de Kamap, observe la nuit et essaie de compter les étoiles.
Est-ce que sa mère et son frère la regardent, de là-haut ?
Elle soupire et ferme son œil gauche en se sentant prise d'un vertige. Comment pouvait-elle avoir sa rédemption ? Que devait-elle faire ? Et pourquoi Darkrai avait choisi de les sauver, Absol et elle ?
Ces tas de questions qu'elle se posait lui permettaient de lever une armée de pensées parasites contre les idées noires qui noyaient presque perpétuellement son esprit. Comme un système immunitaire spécialisé dans le chagrin.
Mais ça ne marchait presque plus.
Ravagée, elle avait besoin d'aide, de se raccrocher au soutien de son frère. Sans quoi, elle allait sombrer.
Il faut qu'elle s'y raccroche...


***

Le temps continue à filer. La maladie semble bel et bien les avoir laissés tranquilles. En revanche, le climat continue à se dégrader et, malgré leur résistance exceptionnelle au froid, le duo commence à le ressentir. Wynn parvient à être plus calme envers son frère, mais éprouve de plus en plus le besoin de matérialiser leur lien, au cas-où elle déraperait réellement un jour.

Wynn : L'autre fois, sur le tas d'objets humains abandonnés, j'ai trouvé quelque chose qui ressemble à ta corne.

Absol l'observe d'un air intrigué et penche la tête.

« Vraiment ? »

La jeune femme hoche la tête et l'entraîne à la déchetterie. Située en retrait de la ville, elle était cerclée d'un large grillage, mais des trous au-dessous avait été creusés ça et là par des pokémon sauvages. Absol et elle se glisse à l'intérieur par l'un d'entre eux et elle commence à fouiller...

Wynn : Où est-ce que je l'avais vue ?

Après presque une heure de recherches dans les odeurs nauséabondes, ainsi que la rencontre de trois Tadmorv et deux Miamiasme, elle la retrouve enfin.
La faux.
Une magnifique faux, déposée contre un tas au milieu des ordures. Qui avait bien pu la jeter là ? Ah, ces humains...
Wynn la récupère et sourit en plaçant la lame à la manière d'une corne d'Absol, tirant un grondement semblable à un rire à son frère.


« C'est un peu grand, quand même. »

Wynn : Elle est superbe, cette corne !

Elle remarque près de l'arme une sorte de lanière en cuir circulaire avec une boucle pour y glisser le manche, ce qu'elle fait, puis tourne le tout dans tous les sens.

Wynn : Comment ça marche ?

Absol sourit et attrape un bout de la lanière avec sa corne pour la passer par-dessus sa tête. Elle retombe sur l'épaule de l'humaine, en travers, sa faux se retrouvant attachée dans son dos. Aussitôt, Wynn sent comme un sentiment d'apaisement. Avec cet objet, elle se considérait un peu plus comme un Absol, la rapprochant encore davantage de son frère.
Et c'est ce dont elle avait absolument besoin pour espérer guérir. Petit à petit.


Wynn : Parfait ! Il va falloir que je m'habitue à marcher debout plus souvent...

« Oui, tu vas devoir, car j'ai eu une idée... »



Retrace IV – Humans


L'idée d'Absol était peut-être une solution au mal dont souffrait sa sœur. L'intégrer à ses semblables lui permettrait de découvrir totalement autre chose, et l'aiderait potentiellement à tourner la page.
Ils décident, le lendemain, de commencer par les habitations isolées. Alors ils se rendent dans une forêt proche de Miyerkules, où quelques chalets qu'ils avaient déjà repéré subsistent...

Pas très à l'aise, Wynn entre purement et simplement dans l'un d'entre eux... et se voit accueillir par un cri. Un homme déboule devant elle en gesticulant et en vociférant ce qui semble être des menaces en désignant la porte. L'enfant sauvage le dévisage sans comprendre.


Wynn : Je voudrais faire connaissance avec vous.

Tout ce que l'humain comprend, c'est « Ab-ab soooool sol. » et des gestes qui ne veulent strictement rien dire pour lui. Pensant qu'elle se fiche de lui et ne voulant prendre aucun risque en la voyant armée, il la pousse dehors et verrouille la porte. Wynn regarde la maisonnette d'un air abattu et tourne les talons.

Wynn : Ça ne sert à rien. Ces gens sont trop bizarres.

Malgré ce premier échec, encouragée par son frère, elle se résigne à réessayer... Et cette fois, elle tombe sur une femme d'un certain âge, accompagnée d'un magnifique Haydaim aux bois immaculés et au large plastron de fourrure assorti. De longs poils couvraient également ses sabots, et il relève la tête en dressant les oreilles quand Absol et Wynn approchent. Sa maîtresse cueillait des baies sur un buisson sauvage, et se retourne en entendant les pas étouffés par la neige. Elle leur sourit, ignorant la faux que porte cette étrange fille dans son dos.

Vieille dame : Je peux vous aider, demoiselle ?

La demoiselle en question la dévisage sans comprendre et grimace. Elle essaie de lui expliquer par des gestes qu'elle ne la comprend pas, tentant également la langue d'Absol, et la femme hoche la tête d'un air perplexe.

Vieille dame : Je crois que je vois.

Elle lance un drôle d'objet rond, rouge et blanc, et un flash lumineux en sort... avant de former la silhouette d'une magnifique Gardevoir. La lumière se dissipe et le pokémon psy sourit à sa dresseuse.

Vieille dame : Gardevoir, veux-tu bien m'expliquer ce dont a besoin cette jeune fille ?

Wynn pressent la demande de la vieille humaine et regarde Gardevoir avant de répéter :

Wynn : Je la comprends pas. Je veux rencontrer les miens...

Son interlocutrice hoche doucement la tête et lui sourit avant de se tourner vers sa propriétaire pour lui traduire dans leur propre code langagier commun les paroles de l'enfant sauvage. La femme hausse les sourcils.

Vieille dame : Elle ne parle pas notre langue ? Il va falloir y remédier. Dis-lui de venir à la maison, je vais lui offrir une tasse de chocolat chaud.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Quelques minutes plus tard, les voilà attablés dans la chaumière de l'aïeule, et Wynn lève le nez pour humer la délicieuse odeur de chocolat qui se dégage de sa tasse. Elle y goûte et ouvre de grands yeux avant de japper comme un Absol.

Wynn : C'est bon !

Gardevoir traduit et sa maîtresse se met à rire. Absol, lui, goûte des croquettes de viande et de baies et a la même réaction, remuant la queue.

Vieille dame : Quel étrange duo...

***

Wynn et Absol resteront quelques mois à la chaumière de la vieille femme, nommée Jeanne. Celle-ci avait appris peu à peu les rudiments de la langue à la jeune fille qui parvenait désormais à s'exprimer, bien qu'imparfaitement. Elle avait d'ailleurs surpris son hôte par ses impressionnantes facultés d'apprentissage, mais cette dernière les avait mis sur le compte d'un enseignement premier de la langue dans sa jeunesse avant d'être élevée par les Absol.

Aussi, Jeanne prenait garde à ne pas les toucher et leur avait demandé de limiter tout contact avec les objets se trouvant chez elle, les pensant atteints du Mal d'Ambre. Elle leur avait d'ailleurs indiqué un contact qui pourrait peut-être les aider à s'en débarrasser, et Wynn l'en avait remerciée sans protester. Elle ne se sentait pas encore la force de réfléchir à des mots humains pour lui traduire son avis sur le sujet, à savoir qu'elle les pensait totalement guéris, Absol et elle. De toute façon, elle ne l'aurait sans doute pas crue, car elle lui avait expliqué qu'il n'existait aucun remède à ce fléau qui ravageait la région.

Quand vient le jour du départ, Wynn est tendue. Ils allaient visiter de vraies villes humaines pour la première fois, et les conseils de la vieille dame se bousculent dans sa tête :
- Essaie de faire comme les gens que tu croises.
- N'agit pas trop comme un Absol, si tu y arrives.
- Pas de violence.
- Si tu dois te battre, demande à Absol de le faire ! Les humains se doivent d'éviter, donc ne te sert pas de ta faux.
- N'accepte pas de Superbonbon de gens que tu ne connais pas.

La liste est encore longue, mais elle s'en sent capable.
Après tout, ce n'est qu'un retour aux sources.


***

Deux ans plus tard, bien que Wynn se soit plus ou moins intégrée – mais pas adaptée – à la société humaine, son état psychologique reste instable. Sans compter les mêmes questions qui la tiraillent toujours, surtout depuis qu'elle a eu vent de cette team et de cette ligue qui semblent liées au Sylphium, ce métal maudit. Elle a envie de mener sa propre enquête.

Qui sait, peut-être était-ce même là la volonté de Darkrai...


finkse fore riding.
   
Fiche d'Amylith Sur Libre Graph

   


Dernière édition par Wynn D. Saster le Dim 24 Avr - 5:05, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Wynn Disease Saster ~ The Wild Child Ven 22 Avr - 9:58

Bienvenue à toi ! Tu as jusqu'au 6 Mai pour terminer ta fiche, passé quoi, elle sera archivée et tu seras envoyé dans le groupe inactifs. Tu auras alors jusqu'à la fin du mois en cours pour demander la remise à disposition de ta fiche et la compléter.

Si tu as la moindre question n'hésite pas à consulter la FAQ du forum ou si tu ne trouve pas de réponse à ta question à en poser une dans la section questions. Le staff reste évidemment à disposition.

--------

Il est bien entendu possible de ne pas choisir de classe, sache cependant qu'elle apportent un bonus plutôt cool, mais tu es libre de rester neutre !
Pour le niveau de l'Absol, ce n'est pas a nous de choisir. TU as cependant le choix d'un niveau entre 1 et 40.
Alors, parès lecture de tes descriptions, comme je m'en doutais, te sperosnnages ont été atteints du mal d'Ambre, et visiblement s'en sont sortis. Sache que pour le moment sur le forum, il n'y aucun remède possible a ce mal, qu'il soit humain ou pokemon. Si tes personnages en sont atteint, ils ne peuvent pas en guérir. A la rigueur, essaie de te rapprocher de Dimitri, pour voir s'il peut vous administrer quelque chose de prototypaire pour ralentir le mal, mais c'est tout.

Je n'ai rien a dis de plus sur les descriptions, la descriptions mentale m'a un peu destabilisé par son originalité, et le seul truc que je peux te dire avec grand plaisir c'est : Je VEUX rp avec toi !

En attendant ton histoire, nous restons a ta disposition afin de répondre a tes éventuelles questions, et au plaisir de te voir sur la CB !
Malheureusement votre Absol ne peut pas être Shiney...


Dernière édition par (R)odette Zwei le Ven 22 Avr - 9:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wynn Disease Saster ~ The Wild Child Ven 22 Avr - 9:58

Le membre '(R)odette Zwei' a effectué l'action suivante : Attribution Pokémon sauvage


'Dé 5' : 72
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MessageSujet: Re: Wynn Disease Saster ~ The Wild Child Ven 22 Avr - 12:11

Salut Ro... drigue, je crois ? xD

J'ai regardé les différentes classes, et celle qui se rapprocherait le plus de quelque chose de cohérent serait Entraîneur... Mais le malus coûte cher quand on se cantonne à un seul membre dans son équipe. De même, les autres classes impliquent d'avoir une équipe de plusieurs pokémon, qui ne colle donc malheureusement pas avec la façon dont je vais jouer Wynn !

Aucun souci pour le caractère Shiney, il ne m'intéressait de toute façon pas ^^

Pour le niveau, le plus cohérent serait approchant du niveau 40, mais je n'ose pas vraiment demander autant. 30-35 serait possible ?


Pour la question épineuse du Sylphium, j'en ai discuté avec Martyr avant de prendre de telles libertés. J'espère que la justification dans l'histoire sera suffisante pour vous pour que je puisse conserver cette idée de "séquelles" et de traces persistantes à l'état latent. Sinon, je trouverai un moyen d'arranger ça tout en essayant de rester fidèle avec ce que j'avais en tête =)

Ca me fait plaisir que tu veuilles Rp avec moi, huhu :3 Je vais me dépêcher de finir cette histoire alors !

Merci à toi et à sans doute très vite sur la CB ~

Un petit edit:
 

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MessageSujet: Re: Wynn Disease Saster ~ The Wild Child Ven 22 Avr - 12:32

C'est ca, c'est bien Rodrigue, mais suite a l'évent d'Avril, le sexe de tout les personnages (toi et ton "frère" inclus) se sont trouvés inversés o/ Pense donc a sauvegarder ton avatar avant la validation, car il est probable que Martyr passe derrière pour te mettre un avatar de monsieur !

Les classes n'étaient pas obligatoire, je me contente juste de te rappeler qu'elles donnent un bonus, sans t'obliger a en prendre, c'est juste pour que tu ne passes pas a coté en pensant qu'il s'agit d'autre chose !

Pour le niveau, tu es vraiment libre. Pour te donner un ordre d'idée, quand je suis arrivé sur le forum, mon personnage est arrivé avec un Absol niveau 40, ainsi que deux peetits pokemons level 15- je crois. Autre exemple, dans certaines autre classe, par exemple les lieutenant ambrosia, ils ont tous 6 pokemons niveau MAX. Donc ne t’inquiète pas, tu es largement autorisée a mettre ton pokemon level 40 !

Si Martyr t'a donné son accord, alors je ne dis rien, mais j'irais lui demander confirmation, et j'attends de voir l'histoire pour te dire quoi que ce soit !
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MessageSujet: Re: Wynn Disease Saster ~ The Wild Child Dim 24 Avr - 4:59

Je poste le Physique là, car sinon, l'histoire rentrait pas en entier dans le premier post. %D

PHYSIQUE

   

Juste histoire de donner une idée autre qu'un simple avatar.

De taille moyenne, Wynn est légère comme une plume. On ne mange pour ainsi dire pas vraiment à sa faim dans les contrées glacées de l'île du nord, mais ses conditions de vie antérieures lui permettent de rester quand même en très bonne condition physique au niveau cardiaque et musculaire. Malgré les pâles rayons de soleil se reflétant sur la neige que ses pieds nus ont l'habitude de fouler, sa peau reste blafarde. Peut-être les séquelles de la Maladie. Les traits de son visage sont fins et harmonieux, le dessinant assez allongé et doux. L'encadrent de longs cheveux d'un noir Cornèbre, lui arrivant au bas du dos bien qu'elle les coupe parfois assez anarchiquement... Effectivement, avez-vous déjà essayé de vous faire une coupe à la faux ? Non, ce n'est pas une nouvelle coiffure à la mode, c'est à prendre au sens littéral. Imaginez ce que ça donne...
Hum. Bref.

Elle se vêt comme elle peut, d'habits volés ça et là à la déchetterie ou sur des cordes à linge. Elle affectionne particulièrement un pantacourt rembourré de fourrure de Mammochon, d'un vieux gris sale, qui lui arrive à mi-mollets. Il avait sans doute été un pantalon, il fut un temps. Pour le haut, elle porte la plupart du temps un t-shirt noir à manches longues sous un gilet épais sans manche à la couleur mal définie. Beige ? Marron ? Gris ? Difficile à dire, mais de toute façon son intérêt premier vient de sa capacité à garder la chaleur avec l'efficacité d'Isograisse. Même si pour être honnête, Disease ne craint pas vraiment le froid, et elle se baladerait sans problème en débardeur... si le climat ne se détraquait pas autant, ces derniers temps. Mais bon. Du moment qu'elle supporte assez le climat pour ne pas avoir à s'encombrer de chaussures...

Revenons sur son visage, voulez-vous ? Un détail important n'a pas été mentionné, et pour cause, c'est là qu'il y a un os. Autrefois, ses deux yeux renvoyaient un rouge flamboyant, comparables à des rubis. Cette couleur inhabituelle avait quelque peu inquiété ses parents au début, les poussant à émettre des tas d'hypothèses, souvent tournées autour d'une potentielle maladie. Les pauvres, s'ils savaient...
Ladite maladie, elle est venue plus tard. Du moins, elle s'est accélérée plus tard. L'une de ses prunelles – la droite, pour être précise - s'est teinte d'une magnifique mais non moins effroyable teinte ambrée, tandis qu'elle achevait une lutte terrible contre le Sylphium. Depuis, elle ne voit plus que les formes de cet œil, et doit régulièrement le fermer pour éviter les maux de tête, les vertiges et autres désagréments de ce genre.

Pour compléter le tableau, il faut bien que notre sœur Absol ressemble un minimum à ses congénères. C'est ce qu'elle s'est dit, une fois. Et c'est cette fois-là qu'elle a été voler ce qui s'apparentait le plus pour elle à la corne des siens : une faux.
Longue de près d'un mètre quatre-vingt, le manche noir entouré de lanières de cuir blanc, l'arme paysanne n'a pas dû beaucoup servir dans les terres septentrionales. Mais elle n'en est pas moins splendide ; sa lame d'acier simple recourbée – à la manière de la corne d'un Absol, c'est bien la raison pour laquelle l'objet l'a tout de suite attirée -  d'un peu moins d'un mètre et à simple tranchant, fait penser à la lame d'une guillotine suspendue dans le dos de Wynn. Plus précisément, au-dessus de sa tête, bien qu'en léger retrait. Ce qui ne semble pas l'angoisser le moins du monde. Par contre, ceux qui la croisent, ça les inquiète un peu, généralement.

***

Qu'en est-il d'Absol ? Le frère de Disease ressemblerait presque à un Absol ordinaire.
S'il n'avait pas atteint la taille hors du commun du mètre cinquante des griffes à la corne, et s'il n'avait pas été aussi robuste.
Cette particularité physique, le faisant entrer dans la catégorie des « géants » de son espèce, lui permet de transporter sans trop de mal son poids plume de sœur sur son dos, mais ne lui confère pas spécialement d'avantage brut en combat par rapport à ses congénères.
Son poil immaculé est soigné, surtout celui de sa crinière dont il s'occupe tous les jours. Sa corne recourbée mesure une trentaine de centimètres, à peu près comme sa queue. Et ses yeux rouges ont, coïncidence agréable, pratiquement la même teinte que celle des yeux originels de Wynn.

Mais à l'instar de cette dernière, il a été profondément touché par le Mal d'Ambre. A vrai dire, plus profondément encore qu'elle. Son passage au seuil du stade terminal de la maladie a laissé de lourdes traces, qui se sont manifestées quelques mois plus tard de façon bien visible physiquement : sa corne, son symbole frontal, ses griffes et sa queue se sont imprégnées de la couleur maudite du Sylphium, qui ne persiste heureusement plus qu'à l'état de traces endormies et rendues inoffensives dans son organisme. A l’œil, ces parties du corps donnent même l'impression d'être faites de ce matériau, bien que ce ne soit qu'un leurre.
Ces particularités le classent dans la catégorie des « Mutants ».




... Finally !

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MessageSujet: Re: Wynn Disease Saster ~ The Wild Child Dim 24 Avr - 11:26

Je. Te. Deteste.

Voila, c'était l'introduction, maintenant je vais passer a la critique de ton texte. Sache tout d'abord qu'il ets très bien,qu'il a un excellent rythme, et qu'il se laisse lire facilement, sauf peut être a des endroits, ou c'ets un peu long, mais ces passages sont épisodiques et ne rompent pas vraiment l'atmosphère globale de l'histoire.
Je reste sceptique a propos de cette histoire de Sylphium, mais soit, Martyr a dit oui, il m'a expliqué. Mais j'espère que le nombre de gens qui vont vouloir guérir du sylphium ne va pas augmenter ê.é
J'ai pris quelques notes sur ton texte, a part peu être la première, qui ets une vrai question, le reste ne sont que des impressions de lecture, vu que je n'ai rien a redire sur ton texte o/

« L'Absol hésite, avant de finalement se résoudre à crocheter la serrure du bout de sa corne pour entrer. » Euh, je suis pas sure que ce soit possible, c’est un détail, mais c’est plutôt compliqué de crocheter une serrure, et un Absol, et une corne rigide c’est pas possible a mon goût…

« Voilà 4 ans qu'elle a été trouvée par l'Absol shiney, ce qui lui en fait à peu près 6 désormais » La petite avait 2ans quand l’Absol l’avait trouvée ? A deux ans, une gamine sait normalement marcher et plus ou moins parler… ? (Tu l'as corrigé plus tard dans le texte, c'est bien o/)

« Sous la touffe de fourrure encadrant sa tête, le second plaque ses oreilles vers l'arrière. » Merde, j’avais jamais pensé a ce que les absol aient des oreilles xD

« Les jours passent puis les semaines » Quelle horreur de passer tellement de temps dans le noir oo j’ai beau ne pas aimer la soleil, passer autant dans le noir me ferait sincèrement flipper.

Sans surprise, tu t'y attends, c'est un Oui qui t'ouvre la porte du rp, tu peux commencer sans soucis, Martyr te mettra tes couleurs plus tard !
Amuse toi bien, et je renouvelle ma demande, si tu veux, je veux bien rp avec toi o/

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